Je soutiens le Parti animaliste

Bannière de soutien avec la photo de poussins : "Le Parti animaliste se présente aux élections législatives. Rendez-vous aux urnes le 11 juin 2017 ! #Législatives2017"

Les derniers mois n’ont pas manqué d’animation, sur la scène électorale française. Fort heureusement, le cycle électoral des présidentielles arrive enfin à son terme. Les prochaines élections législatives des 11 et 18 juin mettront un point d’orgue à cette période. Une fois terminées, la Nation pourra alors enfin se reposer !

Mais avant de franchir cette ligne d’arrivée, permettez-moi de résumer les événements qui me conduisent à soutenir le Parti animaliste pour ce 11 juin.

Le lecteur pressé pourra directement sauter au chapitre concerné en cliquant ici : Un soutien militant au Parti animaliste.

« Le courage de la vérité »

Courant 2016, j’ai très activement soutenu François Fillon pour la primaire ouverte de la droite et du centre, de jour comme de nuit : tractages, boitages, collages…

Néanmoins, j’ai quitté le parti Les Républicains peu de temps après la victoire de mon candidat. Parmi les raisons de cette décision figurent :

  • la constitution du nouveau bureau politique, laquelle ne reflétait pas totalement les idées et valeurs dans lesquelles je m’étais retrouvé, pendant cette primaire ;
  • le fait que la startup « Fillon 2017 » qui avait pourtant oeuvré avec labeur et efficacité, pendant la primaire, soit subitement remplacée par l’organisation territoriale des Républicains dont bon nombre d’acteurs n’avaient peu — ou pas du tout — soutenu François Fillon (i.e. avaient milité contre lui) ;
  • la récupération politique de certains cadres locaux et nationaux pour s’attribuer la paternité de cette victoire ;
  • la dissonance cognitive entre les « affaires Fillon » et les valeurs défendues pendant la campagne de la primaire : sincérité, droiture, etc. ;
  • la radicalisation des militants dont certains n’étaient plus en mesure ni d’apprécier la réalité à la lumière des faits, ni d’accepter la moindre contradiction ou remise en question : je ne m’attarderai pas sur les grossièretés et les insultes qui ont fusé sur les réseaux sociaux.

La défaite du premier tour

En dépit de ce conflit d’ordre moral, le diagnostic, le programme et la méthode de gouvernement me paraissaient, de très loin, les meilleurs et les plus courageux parmi l’offre proposée pour cette élection présidentielle. J’ai donc, évidemment, voté pour François Fillon au premier tour.

Lorsque François Fillon a reconnu sa défaite peu après 20 heures, le soir du premier tour, il a appelé à voter en faveur d’Emmanuel Macron pour le second tour. Cet appel était guère surprenant dans la mesure où les deux candidats se retrouvaient sur bon nombre de points, au plan du libéralisme économique. Par ailleurs le Premier Ministre François Fillon avait déjà envisagé la possibilité qu’Emmanuel Macron puisse travailler à ses côtés. Enfin, l’ouvrage de campagne Révolution d’Emmanuel Macron, ainsi que son programme présidentiel, révélaient plusieurs mesures proches de celles proposées par François Fillon.

J’ai donc pendant l’entre deux tours soutenu le mouvement En Marche !, étant peu convaincu par la pertinence de la proposition politique, économique et sociétale du Front National.

Ce choix n’a pas été compris par mes amis Républicains qui avaient été chauffés à blanc, pendant de bien nombreuses semaines, contre la candidature et la personne d’Emmanuel Macron. Ils éprouvaient logiquement les plus grandes difficultés à, soudainement, voter en faveur de celui qui était encore la veille l’ennemi gauchiste et manipulateur à abattre, instigateur de la cabale montée à l’endroit de François Fillon.

Pour ma part, le syllogisme paraissait d’une simplicité et d’une véracité bibliques : un militant qui se dit filloniste se conforme aux positions de François Fillon ; François Fillon appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour ; je suis un militant filloniste donc je vote Emmanuel Macron au second tour. Point.

Accessoirement, la proposition politique d’Emmanuel Macron avait entre autres ceci d’intéressant qu’elle prévoyait de mettre l’accent sur l’environnement, avec les cleantechs. Or le programme de François Fillon était hélas plutôt silencieux sur l’environnement et les aspects écologistes, et peu encourageant en matière de protection animale. Je ne connaissais pas encore le Parti animaliste, mais la carence de ses sujets s’avérait déjà être prégnante.

« Majorité pour la France » ‽

Ces élections législatives viennent clôturer une période intense de campagnes politiques qui aura duré près de 18 mois. La logique apparente aurait voulu que je soutienne le programme du parti Les Républicains, puisque j’avais soutenu la candidature de François Fillon.

Mais après sa défaite, la direction du parti a été à nouveau revue. Ce changement s’est accompagné d’une refonte des codes de communication. On ne parle plus des Républicains ou de l’UDI, dont les noms et les logos disparaissent, mais de « Majorité pour la France ».

De même le programme politique est sensiblement adouci, afin d’être davantage au goût des électeurs dépités par la récente défaite, mais aussi pour s’adresser à une base plus large que lors des présidentielles.

Deux exemples :

  • Exit la hausse de la TVA voulue par François Fillon, pourtant indispensable au rééquilibre des finances publiques de la Nation, déficitaires de 2 200 milliards d’euros soit 100% de notre Produit Intérieur Brut. Nos finances publiques sont donc dans une situation plus qu’alarmante. Mais semblant ignorer cet état de fait, Les Républicains proposent en parallèle « une baisse de 10% de l’impôt sur les revenus pour tous les ménages ». Démagogie, quand tu nous tiens…
  • Hello again la défiscalisation des heures supplémentaires, alors que ce dispositif n’avait pas fonctionné. On parle en questions sociales de « révélation d’heures supplémentaires », c’est-à-dire d’heures supplémentaires miraculeusement apparues suite à la loi TEPA. En d’autres termes, les services de l’État ont constaté un maquillage des bulletins de paie, lequel n’a eu pour utilité que de réduire les charges payées par certains employeurs alors qu’ils n’ont, en pratique, pas fait travailler davantage leurs salariés : ce fut donc une perte sèche pour le budget de l’État, mais Les Républicains réitèrent la proposition…

Je ne m’attarderai pas, enfin, sur les nombreuses tractations de politique interne qui ont eu lieu tant au plan local que national, dans une totale méconnaissance de l’intérêt des électeurs.

Il ne s’agit donc plus du tout des valeurs et du programme qui ont gagné la primaire de la droite et du centre : finalement, la seule candidature qui aurait pu retenir ma préférence en première intention est celle du mouvement 577 — Les Indépendants. Mais nous n’avons hélas aucun(e) candidat(e) sur notre circonscription.

Un soutien militant au Parti animaliste

Ce fut une vraie bonne surprise de découvrir, en parallèle, la naissance de ce tout nouveau mouvement.

En 1984, le nouveau parti écologiste Les Verts était créé. Totalement innovant — pour ne pas écrire incongru — dans le paysage politique français, grâce à un positionnement exclusivement écologiste, Les Verts sont parvenus non pas à gouverner de façon majoritaire, mais à faire prendre conscience des enjeux de l’écologie à une très grande partie de la société française.

De mon point de vue, le Parti animaliste a la même vocation que Les Verts pour la cause animale. Je ne pense pas qu’il ait vocation, aujourd’hui, à être majoritaire à l’Assemblée Nationale. Le Parti animaliste peut en revanche faire intégrer les enjeux de la question animale au sein des programmes politiques. Il s’agit donc d’une excellente initiative !

Il est à noter que ce type d’initiative n’est pas nouveau en Europe. Il existe par exemple le Partij voor de Dieren aux Pays-Bas (créé en 2002, très actif) et le Partido Animalista Contra el Maltrato Animal (créé en 2003) en Espagne.

Je suis profondément préoccupé par la dégradation de notre environnement planétaire. Dérèglement climatique, exploitation animale inhumaine, persécutions dans le monde, souffrance au travail : n’en jetez plus !

Concernant la protection de la nature animale, il y a là des enjeux majeurs liés à l’état moral de la société que nous voulons laisser en héritage à nos enfants, mais aussi en termes d’environnement. Par exemple, saviez-vous que dans le monde, l’élevage génère plus de Gaz à Effet de Serre que le secteur des transports ?

Parmi les mesures phare de leur proposition politique avec lesquelles je suis parfaitement en accord, figurent :

  • l’interdiction de la corrida, les combats de coqs, le gavage, la fourrure et toutes les pratiques de chasse de loisir ;
  • l’instauration d’un moratoire sur les élevages en cage, pour une interdiction totale sous 10 ans ;
  • l’interdiction des mutilations pratiquées en élevage ;
  • la réduction de la consommation de produits animaux (viande, poisson, oeufs, lait) de 25% en 2025 par rapport à 2015.

Pour conclure la question animale et, plus largement, la question écologiste ne sont pas un sujet de gauche ou de droite mais un sujet qui concerne au premier plan l’humanité toute entière.

Ce parti naissant mérite d’être médiatisé et encouragé dans ses actions au profit des animaux. Car par ricochet, ces actions profiteront à notre environnement.

Pour toutes ces raisons, je suis fier de soutenir le Parti animaliste pour l’élection législative du 11 juin 2017.

Attribution des images: Parti animaliste / DR, Christophe Jaubert / DR, En Marche ! / DR, Les Républicains / DR, Parti animaliste / DR, Michael Crofte pour L214 / DR.

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