Conseil de quartier — Gare – Jean Jaurès — mardi 8 mars 2016

Vitry-sur-Seine - Gare Vitry Centre

Ce conseil est le premier d’une série de onze « conseils de quartier extraordinaires », organisés afin de « construire la mobilisation pour faire valoir les besoins de la ville auprès de l’État, mais aussi construire le budget » avec les habitants.

Il est animé par Florence Monteux (service vie de quartier) ainsi que les élues référentes :

  • ◼︎ Sarah Taillebois, 6e adjointe au maire ;
  • ◼︎ Sonia Guenine, 14e adjointe au maire.

Étaient par ailleurs présents Fabrice Touzard (chef du service vie de quartier) ainsi que les élues :

  • ◼︎ Bernadette Hérault, conseillère municipale ;
  • ◼︎ Isabelle Lorand, 4e adjointe au maire ;
  • ◼︎ Sylvie Montoir, conseillère municipale.

La couleur du pictogramme ◼︎ rappelle le groupe municipal auquel appartient l’élu(e). D’autres informations sur les élu(e)s sont consultables dans l’observatoire citoyen, sur ce même blog.

Un réalisateur et un caméraman assurent l’enregistrement des débats en vidéo — ce qui ne doit pas être gratuit — mais rien n’est indiqué concernant la finalité de cet enregistrement, ou encore la possibilité d’y accéder ultérieurement.

Problèmes de voirie évoqués lors du dernier conseil de quartier

L’équipe qui anime le conseil utilise le compte-rendu rédigé par les services de la mairie, à la suite du précédent conseil du 28 janvier 2016, pour apporter des réponses aux problèmes de voirie qui avaient été évoqués.

Rues Neuve et Condorcet

« La solution mise en place n’est pas du tout l’une de celles initialement proposées [en dépit de la consultation réalisée par la mairie] ». (un habitant)

La configuration est la même que dans la rue Paul Rannou : une rue assez courte avec des trottoirs aménagés, et des stationnements prévus sur un seul côté pour laisser la rue avec un croisement.

Un habitant manifeste déjà son mécontentement. Ce à quoi la mairie répond que l’on ne peut plus faire à ce jour des stationnements sur les trottoirs, car cela est « totalement illégal », et qu’il faut en effet laisser les trottoirs complètement libres à la circulation piétonne.

◼︎ Sarah Taillebois indique avoir écrit un courrier à ◼︎ Rémy Chicot pour l’interroger sur les choix pris pour le stationnement. Elle indique que des potelets et du marquage au sol sont prévus pour empêcher que les véhicules empiètent sur le trottoir : « le but n’est pas de supprimer du stationnement mais de s’astreindre au respect des lois ».

L’habitant ayant témoigné son mécontentement signale que ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain avait pointé des non conformités, et que « la solution mise en place n’est pas du tout l’une de celles initialement proposées », alors que les habitants ont été sollicités par questionnaire.

Il précise encore que les travaux ont été faits très rapidement, pendant l’été, et que la consigne qui a été diffusée par les services municipaux était de se garer dans la rue Gabriel Péri. Or il a retrouvé sa voiture avec les essuie glaces retournés puis, le lendemain, avec les rétroviseurs retournés : « C’est bien de donner ces consignes, mais il faut prévenir les autres habitants ». Il interpelle également les animatrices du conseil en rappelant que dans le quartier, il y a beaucoup de maisons de ville sans garage : « Il faut prévoir des aménagements ! Dans le quartier, il n’y a pas de personnes qui ont besoin de trottoirs de 2,60m de large. »

Rues Maginot et Guy Môquet

Une habitante de la rue Maginot se plaint du stationnement de véhicules utilitaires : « c’est souvent un terrain de stationnement de camionnettes et de camions, pendant tous les week-ends. La ville n’est pas un parking de camionnettes et de camions de travaux. » Cette habitante vient pour la première fois au conseil de quartier.

Jean-Louis Rouvet, un autre habitant, indique que le sujet des voitures ventouses pourtant évoqué lors de la dernière réunion n’est pas mentionné dans le compte-rendu municipal du conseil de quartier, et rappelle que ce point concerne notamment les rues Maginot et Guy Môquet.

Les élues qui animent le conseil répondent qu’il faut déclarer les voitures ventouse à la police municipale. Jean-Louis Rouvet indique qu’il a réalisé cette démarche dès le lendemain du dernier conseil de quartier, sans succès : « Il y a un camion qui est là depuis au moins quatre mois. D’autres de mes voisins ont signalé cette voiture. Bilan : bulle ! »

◼︎ Bernadette Hérault déplore le fait qu’ « il y a un problème de civisme, il faut rééduquer les personnes ». Réponse des élues qui animent le conseil : « Si vous avez des idées, nous sommes preneurs ».

Prenant cette invitation à la lettre, je conseille donc à la majorité municipale de se saisir enfin de ce problème de stationnements illégaux à bras le corps, en permettant enfin à la police municipale de verbaliser et à la fourrière d'enlever les véhicules.

Alors que le budget 2016 de Vitry-sur-Seine est en cours de discussion, et où la majorité municipale ne cesse de déplorer la baisse des dotations de l'État — pour nous préparer à une hausse de la fiscalité locale ? — la verbalisation des contrevenants apporterait un supplément financier bienvenu dans les caisses de la commune.

Cela aurait le double mérite de renflouer les caisses de la ville et de réapprendre à chacun que l'on ne peut enfreindre les lois de la République impunément. Naturellement, vu que la majorité communiste-socialiste a laissé l'habitude des incivismes s'installer durablement, il sera nécessaire de faire précéder cette mesure d'une campagne de sensibilisation.

Bonbonnes de gaz

Les bonbonnes de gaz sont légales sur le marché. Un habitant fait observer qu’en ces temps d’alerte attentat, cela peut poser question.

Stade Gabriel Péri

◼︎ Sonia Guenine indique que pour des questions de sécurité et d’assurance, seules les associations, les écoles et les centres de loisir sont autorisés à utiliser cet équipement. Il faut donc être « adhérent à une association sportive qui ait réservé des créneaux ».

◼︎ Sarah Taillebois précise en effet que si quelqu’un se blesse sans surveillance, c’est la ville qui est responsable.

Orientations budgétaires 2016

Introduction

Ces conseils de quartier, « ce n’est pas résoudre le problème budgétaire ». (◼︎ Sonia Guenine)

◼︎ Sonia Guenine rappelle que la loi oblige les communes à présenter un budget équilibré. Depuis 2013, cette dotation ne fait que baisser, pour passer de 16,8 M EUR à 9,3 M EUR en 2016. Elle s’ajoute à des charges supplémentaires lourdes. En résumé, il manque 6 M EUR par an.

« Aujourd’hui, on se rencontre ici au conseil de quartier, et cette démarche va se prolonger sur les mois à venir. Cela permettra d’échanger avec les autres habitants ». Elle précise en outre que le budget définitif sera voté en conseil municipal le 13 avril, soit à l’extrême limite permise par la loi (15 avril à minuit).

« Ce n’est pas résoudre le problème budgétaire … toutefois des solutions sont possibles. Certaines sont difficiles : réduire les services publics, emprunter, augmenter les impôts… » Comme si aucune autre possibilité n’était envisageable…

Jean-Louis Rouvet mentionne la lettre de quatre pages du maire. D’après les chiffres mentionnés dans ce document, au total, on ne perdrait « que » 22,3 M EUR. Ce à quoi les élues chargées de l’animation du conseil répondent « Ce soir, on n’a pas tous les éléments de réponse »

◼︎ Isabelle Lorand indique que les 24 M EUR incluent les 22,3 M EUR mentionnés dans la lettre du maire + 1,7 M EUR correspondant à ce que la ville perd à cause de l’augmentation des charges liées au mesures prises par l’État.

Je regrette pour ma part qu'Isabelle Lorand n'ait pas pu préciser davantage ce que comprennent ces 1,7 M EUR.

En apparence, la mairie souhaite recueillir de la part des habitants des solutions… sans pour autant émettre une quelconque proposition.

Par ailleurs, nous serons plusieurs dans la salle à déplorer le fait que dès que le fonctionnement au quotidien est évoqué — contraventions, subventions, ressources humaines, etc. — ces questions sont immédiatement évacuées, comme si une partie de la solution ne pouvait pas se trouver là.

Vidéo institutionnelle des voeux 2016

« nous, on a la Semise, C215 et des kebabs » (Poète Chaton)

Projection de la carte de voeux vidéo sur un PC sans enceintes extérieures : le son est difficile à entendre.

Plusieurs personnes dans l’audience réagissent en entendant le slam de Poète Chaton : « nous, on a la Semise, C215 et des kebabs ».

À la fin de la projection, je fais part de ma surprise concernant le fait que les vers du slam de Poète Chaton la fin de la vidéo qui mentionne « je souhaite à leur parents du sommeil et les allocs » a été coupée. En un élan commun, ◼︎ Sarah Taillebois et ◼︎ Sonia Guenine m’indiquent qu’elles n’ont pas du tout connaissance de ce dont je parle. Fort heureusement, équipé d’un PC portable et d’une connexion internet mobile, j’ai pu retrouver la vidéo en question et jouer l’extrait concerné devant l’assistance. Je rappelle que cette vidéo est un message de communication institutionnelle, qui a été validé par la direction et les élus de la mairie de Vitry-sur-Seine et diffusé à une large échelle, dont notamment dans la newsletter (« Lettre d’information ») hebdomadaire de la ville.

À cela Fabrice Touzard — chef du service vie de quartier — me répond que cela n’a rien à voir et que la vidéo que j’ai présentée s’inscrit dans un contexte différent, car il s’agit d’une vidéo des voeux adressés à la population. Pourtant, cette vidéo est exactement la même que celle présentée par les élues référentes du conseil de quartier, mais sans troncature.

J’oppose le fait que, quand bien même, à une époque où l’on pleure la baisse des dotations de l’État et où l’on prépare les vitriots à faire face — notamment avec leurs impôts — à un trou de 24 M EUR dans le budget municipal, il est anormal de véhiculer ce type de message. « Est-ce cela, l’ambition que nous voulons communiquer aux vitriots ? » Ma question restera sans réponse et les élues référentes du conseil passeront comme chat sur braise à un autre sujet.

À l’issue de la diffusion de cette vidéo, aucune information sur le budget n’est présentée.

Ordures

Un habitant précise qu’il envoie régulièrement des photos aux services de la mairie. Il qualifie son environnement immédiat de « poubelle municipale », avec des dépôts sauvages qui ont été transférés devant sa maison. Il précise qu’il illustre sa démarche avec des photos car « C’est bien de le dire, mais c’est mieux d’avoir des images ».

« Le problème c’est qu’à Vitry, les poubelles sont constamment visitées », « un balai incessant de personnes qui viennent visiter ». « J’habite ne maison, je ne sors plus jamais ma poubelle le soir ».

Il indique avoir « beau faire attention à nouer ses poubelles », rien n’y fait : les habitants de son secteur les retrouvent toujours éventrées, sans dessus-dessous.

Collecte pneumatique

« On n’a pas de solution magique … on n’a pas de réponse. » (◼︎ Sarah Taillebois)

Damien Maillard, un autre habitant du quartier, demande « que fait-on en attendant la collecte pneumatique ? »

◼︎ Sarah Taillebois répond « On n’a pas de solution magique … on n’a pas de réponse ». « Les conseils de quartier sont là pour recueillir vos solutions ». « À part la collecte pneumatique ou les conteneurs enterrés, nous n’avons pas d’autre solution ». Elle indique qu’à terme, ce sont 35 000 usagers qui sont ciblés (NDE : ce qui correspondrait aux 10 000 foyers mentionnés sur le site Web de la ville).

Damien Maillard rappelle que le problème avait déjà été évoqué du temps d’ ◼︎ Alain Audoubert, et la réponse qui avait été alors communiquée était « appelez la police municipale ». « Je l’ai fait à plusieurs reprises, mais c’est logique, la réponse est : ‘on ne peut pas se déplacer’ ».

◼︎ Sarah Taillebois précise que la ville emploie une vingtaine de policiers municipaux, mais qu’il est impossible d’avoir « un policier derrière chaque voiture mal garée ou chaque poubelle ». « Le rôle de la police est très, très large, et effectivement, la fouille des poubelles… [NDE : sous-entendu, ce n’est pas vraiment la priorité] »

Jean-Louis Rouvet mentionne l’augmentation de 5% de la TEOM « pour couvrir notamment la poursuite du réseau pneumatique ». Jean-Louis Rouvet interroge les élues qui animent le conseil de quartier sur les propos tenus par le maire ◼︎ Jean-Claude Kennedy qui avait qualifié ce réseau d’ « expérimental » lors de la précédente assemblée générale de quartier.

Réponse de ◼︎ Sonia Guenine « Non, ce n’est pas une expérimentation, c’est un projet ». ◼︎ Sarah Taillebois complète en indiquant que le maire a sans doute parlé d’expérimentation car « c’est parce que il y a assez peu de villes qui ont mis en place ce projet. »

Damien Maillard s’interroge : « a-t-on déjà évalué les bénéfices de la collecte pneumatique ». Ce à quoi ◼︎ Sarah Taillebois répond : « La collecte, ça change la vie. voilà les retours que l’on a ».

Je fais observer qu’il faudrait connaître le nombre d’habitants qui sont à la fois satisfaits du système ET qui paient la TEOM. Car beaucoup d’habitants dans les immeubles collectifs desservis par la collecte pneumatique bénéficient d’exonérations partielles ou totales d’impôts et taxes : il peut donc être très facile pour la commune d’obtenir un satisfecit des habitants, concernant une infrastructure dont ils bénéficient sans en supporter les coûts.

Quoi qu’il en soit, les élues référentes du conseil de quartier indiquent que la collecte pneumatique de déchets va certes s’étendre, mais sans jamais couvrir toute la ville. En l’occurrence, la collecte pneumatique ne sera pas déployée dans le quartier Gare – Jean Jaurès.

Police et vidéoprotection

« C’est quand même particulier. » (◼︎ Sonia Guenine)

NDE : bien que le terme "vidéosurveillance" ait été utilisé pendant les débats — sans doute par abus de langage — c'est en fait le terme de "vidéoprotection" qui convient au domaine public, comme le confirme le distinguo que fait la Cnil à ce sujet. C'est donc cette dernière appellation qui sera retenue dans ce compte-rendu

Les élues référentes du conseil de quartier indiquent que ◼︎ Rémy Chicot souhaite augmenter les effectifs de la police, mais il est confronté à un problème de budget.

Un habitant demande si la vidéoprotection ne peut pas être un moyen d’aide à la police. ◼︎ Sarah Taillebois indique que « c’est toujours possible » mais alerte sur le fait que « ça a un cout assez monstrueux : l’installation, la personne qui regarde les vidéos… »

Concernant le coût, je mentionne l’exemple de la ville de Thiais qui, pour un coût de deux millions d’euros, a pu obtenir 700 000 euros de subventions.

J’oppose par ailleurs le fait que sur une vingtaine de policiers municipaux actuellement en poste à Vitry-sur-Seine, il suffirait d’en former deux ou trois à l’utilisation du système en poste de contrôle. Un tel système, une fois en place, permettrait de démultiplier l’action des agents déjà en poste, en leur permettant d’être guidé par le poste de contrôle pour se rendre immédiatement sur les lieux des infractions, voire pour procéder à de la verbalisation à distance. Cela permettrait donc, a contrario, de démultiplier dès à présent l’action de la police municipale, à effectifs constants. Enfin, cela permettrait de compenser en partie la baisse des dotations de l’État, par une verbalisation renforcée : plus de recettes, pour une circulation piétonne et automobile fluidifiées.

◼︎ Sonia Guenine renchérit, au sujet de la vidéoprotection : « c’est quand même particulier ».

◼︎ Sarah Taillebois indique que « généralement il y a des effets secondaires, dont les dépôts sauvages. J’ai un exemple : le dépôt s’est déplacé de 50 mètres… Il y a des études très précises, ça a été prouvé : la vidéoprotection ne réduit pas le nombre de délits ».

◼︎ Sylvie Montoir intervient dans le conseil de quartier pour dénoncer le fait que la vidéoprotection constitue « atteinte à la vie privée ». Ce à quoi j’objecte que si tel était réellement le cas, il n’y aurait pas des centaines de communes en France qui auraient opté pour la mise en place d’un système vidéoprotection.

Un habitant me fera remarquer hors séance qu'il est surprenant que l'on ne nous parle pas du droit à l'image — concernant le fait que ce conseil de quartier soit intégralement filmé — alors que l'on se cache derrière ce genre de libertés, pour refuser le débat sur la vidéoprotection.

Déficit de la Semise

Jean-Louis Rouvet fait également remarquer que la Cour des Comptes pointe un déficit de 23 millions d’euros à la Semise, à cause duquel la mairie est supposée verser 9 millions, soit 1,7 million par an.

Ce à quoi ◼︎ Sarah Taillebois répond que le débat a maintes fois été abordé en conseil municipal et qu’il n’est pas pertinent de le rouvrir ici, en conseil de quartier. Elle précise également que la compensation apportée par la ville à la Semise est probablement portée par le budget de fonctionnement, qui est différent du budget d’investissement.

Au final, concernant les 24 millions de manque à gagner, on ne sait plus si l’on parle de budget de fonctionnement, de budget d’investissement ou des deux à la fois.

Étant moi-même présent à quasiment chaque conseil municipal, je trouve fort regrettable que le maire et ses adjoints renvoient les citoyens aux débats qui ont lieu en conseil municipal, car précisément ces mêmes citoyens n'ont pas l'opportunité de s'exprimer pendant ces conseils : seuls les élus le peuvent. Est-ce donc cela, la vision du débat démocratique de la majorité municipale ?

Un autre habitant alerte le conseil de quartier sur le fait que, comme pour bon nombre d’organismes de logement social, la mairie apporte des cautions financières à la Semise. Il fait observer que c’est le citoyen contribuable, in fine, qui règle la facture à chaque fois.

Centre aquatique

Jean-Louis Rouvet s’interroge quant à la pertinence, en ce contexte de disette budgétaire, de maintenir le projet de centre aquatique. ◼︎ Sarah Taillebois indique que la construction de cet équipement commencera en octobre 2016, et que la municipalité a fait des économies avant pour ne pas perdre la construction de cet équipement, lequel sera a priori terminé en 2018.

Logement

◼︎ Bernadette Hérault fait observer que certains bénéficient de conditions très avantageuses dans le logement social, car elles ont eu leur logement il y a 30 ou 40 ans, avec beaucoup de place, alors que d’autres sont entassés dans des petites surfaces.

◼︎ Sarah Taillebois s’oppose à la réévaluation de la situation sociale car ces personnes qui n’ont pas d’argent vont passer d’un F4 à un F3, jusqu’à finir dans un studio quand leur époux ou leur épouse sera décédé(e). Elle indique par ailleurs qu’il faut prendre en compte le côté humain et qu’elle n’envisage pas demander à des bénéficiaires de changer le logement, ni mettre en place un suivi de l’évolution de la situation du foyer.

◼︎ Sonia Guenine complète ce propos en rappelant que, en outre, lorsque ces personnes doivent déménager, on leur propose des loyers plus élevés.

◼︎ Sarah Taillebois indique enfin que le niveau de 40 % de logement social — au-delà des 25 % imposés par la loi — est « un choix politique assumé par la ville »… comme tout ce qui est rejeté dans les propositions des habitants, semble-t-il !

Soutien aux associations

Je demande s’il est question de rééquilibrer le soutien aux associations. Je m’étonne par exemple qu’en 2015, l’ « union locale CGT » ait perçu une subvention de 15 965 EUR — pour ne pas écrire 16 000 EUR ? — et que l’ « union locale CGT-FO » ait perçu 3 500 EUR, alors que l’ « union locale CFTC » n’ait perçu que 150 EUR.

J’indique que, sans doute, l’action des unions locales CGT/CGT-FO est plus morale et utile à la ville que celle de l’union locale CFTC mais, tout de même, l’écart est plus que considérable. S’assurer que chaque association perçoive une subvention calculée de la manière la plus juste permettrait à la fois de réduire l’enveloppe globale tout en soutenant davantage des associations qui le méritent.

◼︎ Sarah Taillebois précise que le montant du soutien dépend du nombre d’adhérents vitriots et des projets que l’association formule pour la ville. Elle indique également que le choix n’a pas été de réduire l’enveloppe, car « elles participent à la vie » de la cité.

Je constate pour ma part que finalement, quelque soit le sujet, ce conseil de quartier est encore une fois une chambre d'enregistrement et non un lieu de construction collaborative avec les habitants. Toutes les décisions sont prises par l'exécutif municipal, et redescendues en conseil de quartier sous l'illusion d'un échange participatif.

Il est rappelé que 417 associations sont enregistrées à Vitry-sur-Seine. Toutes ne bénéficient pas d’une subvention.

Medico-social

◼︎ Sarah Taillebois nous apprend qu’il est prévu d’étendre à 20h l’heure de fermeture du centre médical de santé et rappelle que plusieurs médecins vont partir, dans les années à venir.

◼︎ Bernadette Hérault indique au conseil de quartier qu’en sa qualité d’infirmière libérale, investie dans des instances du monde médical, elle déplore que la lecture de la majorité municipale soit très différente et parfois peu objective. « Aujourd’hui nous n’avons pas encore de carence en terme de nombre de médecins, mais le problème se posera d’ici 5 à 10 ans. Il est clair qu’il faudrait attirer un plus grand nombre de jeunes médecins et leur faciliter l’installation, or ce n’est pas fait. Parc ailleurs, l’idée de la Maison de Santé est excellente sur le papier mais si pour d’obscures raisons, un médecin se fâche, l’établissement se retrouve en faillite. En conséquence il faudra faire appel aux subventions supplémentaires. »

ZAC Gare-Ardoines

Un habitant fait remarquer que « la ZAC Gare-Ardoines, avec la construction de plein d’immeubles est vue comme une réussite par la ville [mais pas par lui] : on a déjà du mal à améliorer notre cadre de vie à nous… »

Les constructions des deux Gares du Grand Paris Express, entre autres vont amener de nouvelles populations à Vitry-sur-Seine. Le transit de personnes par notre ville ne fait aucun doute et sans doute de nouveaux habitants.

Jean-Louis Rouvet fait observer que l’État met intégralement la main à la poche pour les travaux du Grand Paris Express, qu’il n’y a donc aucune charge notable pour la commune. Par conséquent, ces travaux sont une source de revenus — ou plutôt de subventions — pour la ville : ils ne devraient donc pas être présentés par l’équipe exécutive municipale comme des travaux qui chargent le budget.

Une personne âgée dit qu’il faut aussi faire venir des entreprises des entreprises : « C’est bien joli d’augmenter le nombre d’habitants, mais ce serait tellement mieux qu’ils aient du travail. »

Sont brièvement évoqués les travaux préparatoires de la ligne 15 et du T Zen.


Le conseil de quartier se termine aux alentours de 22 heures. En partant, Jean-Louis Rouvet fait observer à ◼︎ Sarah Taillebois que contrairement à ce que prévoit la charte des conseils de quartier, aucune date n’a été convenue avec les habitants pour le prochain conseil.

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