Conseil de quartier du Moulin Vert — lundi 14 mars 2016

Ce conseil de quartier du Moulin Vert est le troisième d’une série de onze « conseils de quartier extraordinaires », organisés afin de « construire la mobilisation pour faire valoir les besoins de la ville auprès de l’État, mais aussi construire le budget » avec les habitants.

Il est animé par les élues référentes de ce quartier :

  • ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain, 1ère adjointe au maire ;
  • ◼︎ Sonia Guenine, 14e adjointe au maire.

Est également présent Fabrice Touzard, chef du service vie de quartier.

11 personnes sont présentes. Le conseil débute à 19h12.

Introduction

Contexte budgétaire municipal

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain introduit la séance en indiquant que « discuter la forme du budget, ça a toujours été dans les conseils de quartier ». « On vient de nouveau exposer comment l’on a élaboré ce projet qui n’est pas encore arrêté, le vote étant prévu en avril. On aurait pu faire comme d’autres villes, le déposer avant, mais à Vitry, on a le principe d’en débattre et de voir avec les habitants ce qu’ils en pensent » (sic).

Si seulement cela pouvait être vrai… Hélas, comme à l’occasion des autres réunions, la concertation n’est qu’une vaste opération de communication au cours de laquelle les élus majoritaires ne fourniront pas d’éléments précis et factuels, et indiqueront — acculés par les questions des habitants — que les décisions ont effectivement déjà été prises. tweet

S’ensuit la présentation d’un PowerPoint sous forme de vidéo.

« Si la ville a le droit d’emprunter pour payer les investissements (e.g. construction) elle n’a pas le droit d’emprunter pour payer les salaires, à la différence de l’État. »

On peut alors se demander pourquoi les élus majoritaires disent ils qu’ils ne pouvaient pas prévoir l’augmentation des charges et que cela remet en question la tenue du programme électoral, alors que la construction du centre aquatique a déjà été reportée d’un mandat. tweet

« Je vais vous parler beaucoup en supposant, avec des orientations plutôt qu’avec des chiffres, car nous attendons bien sûr que l’État nous dise combien ils vous nous reverser ou combien ils vont nous retirer. »

« Depuis novembre, on a travaillé avec les services (généralement, une réunion puis on arbitre : là, ça a été tellement compliqué qu’il a fallu revenir plusieurs fois sur certains éléments). »

« Pour le budget d’investissement, on peut toujours emprunter, c’est juste une question de montant. Par contre pour le fonctionnement, on ne peut pas emprunter. Il faut trouver des recettes. Or pour rappel, les communes ont l’obligation d’équilibrer leur budget. »

◼︎ Sonia Guenine renchérit : « sinon, c’est le préfet qui prend la main ».

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain indique qu’il y a un delta d’un million et demi, avec déjà toutes les restrictions que l’on a déjà faites : « on a un million et demi d’euros à trouver dans le fonctionnement. »

Elle rappelle que la situation n’est pas nouvelle : « c’est la troisième année de baisse des dotations qui impacte les recettes. »

« Sur le budget de fonctionnement, il y a toujours un déficit d’1,5 M EUR, sans diminuer les services : une soustraction est en effet toujours possible. Nettoiement des voiries, déchets, restauration scolaire, centres de loisirs ou de santé, crèches, bibliothèques, vie associative… On a déjà suspendu certaines subventions et augmenté les impôts locaux de 2% : cela faisait 10 ans que l’on n’avait pas augmenté les impôts locaux. Avec la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), nous sommes l’une des plus basses taxes du 94. »

Certes, le taux de la TEOM tient la comparaison avec le reste du Val-de-Marne, mais est quasiment deux fois plus élevé que dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine : peut-on vraiment s’en féliciter et s’en satisfaire ? tweet

Des subventions incertaines

« Une subvention est en fait un abondement : il faut mettre au pot systématiquement. »

« Parfois il y a des élections avec de nouveaux programmes et de nouveaux arrivants. Or c’est à la réalisation des travaux que les subventions tombent, donc une incertitude demeure. La règlementation évolue, aussi. »

« À Vitry, on n’est pas prétentieux : on est plutôt sur la réserve et on évalue nos estimations de subventions avec frilosité. »

Impact sur les investissements

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain affirme : « On tient à ce qu’il y ait une très haute qualité des services rendus. Or ces sommes sont conséquentes : six millions tous les ans, cela pèse. »

« L’investissement, c’est aussi faire travailler les entreprises : BTP, centrales d’achat… 70% de nos investissements vont à l’économie. Ce n’est donc pas qu’un bien de baisser l’investissement. Nous avons des projets pour que demain, les habitants vivent encore mieux. »

« Pour que les villes ne deviennent pas mortes, il faut un dynamisme. Pour cela, il faut des équipements (écoles, crèches) en plus des habitations et des commerces. »

« Pour l’instant, on a tenté de limiter au maximum les conséquences pour les habitants. Vous avez du déjà les ressentir car elles ont été mises en œuvre depuis deux ans. Nous avons notamment pris la décision de limiter fortement les enveloppes pour l’entretien des bâtiments communaux : peintures, voiries (heureusement on a eu des hivers doux). Pour rappel, il y a un problème d’assainissement important dans ce quartier du Moulin Vert. Avec l’arrivée du tram et des nouvelles habitations, il y a besoin de nouveaux équipements, tels que des salles pour pouvoir se réunir ». Elle précise en outre que concernant la maison sociale du Moulin Vert, ce n’est pas la ville qui investit sur ce projet.

Une habitante fait observer que « cela fait des années » que les habitants attendent.

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain rappelle que « l’on arrive à avoir une ville dynamique, avec des entreprises. On s’est battus et il y a du coup des transports qui vont venir. Aujourd’hui, on peut naître, vivre et vieillir dans la ville : il y a des structures. Par exemple, le service municipal de santé : toutes les villes n’en ont pas. Il en faudrait même un deuxième. »

Centre aquatique

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain poursuit. « Nous avons parfois décalé des chantiers, tels que le centre aquatique. La piscine actuelle est vieillissante, elle a plus de 30 ans. On la tient à bout de bras. Normalement en sixième, tous les enfants devraient savoir nager. Il y a beaucoup de licenciés qui utilisent la piscine. L’été, c’est convivial. Mais cet espace coûte vraiment très, très cher, du fait de l’obligation de respecter les normes réglementaires (fuites : attention au chlore). Ce centre aquatique a été vraiment discuté avec la population : sa construction [devra commencer prochainement] pour ne pas perdre les subventions. Quand on passe un marché, il peut courir un certain temps mais après, il tombe : c’est comme pour un permis de construire. » Elle rappelle enfin que la ville a provisionné 2 M EUR par an pour ce projet.

« Certains de ces équipements vont demander du fonctionnement, et c’est là où cela devient un peu compliqué, car cela entraîne des frais de gestion et personnel. »

◼︎ Sonia Guenine précise que le centre aquatique nécessitera d’employer 10 personnes de plus qu’aujourd’hui, tout en rappelant que ce n’est pas qu’une piscine mais un centre aquatique : « avec plusieurs bassins, on va vraiment optimiser l’usage de cet équipement. »

Collecte pneumatique

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain rappelle que « ces équipements durent sur plusieurs décennies et générations. C’est donc le genre de choses qu’il faut étaler. » Prévisions : 2 M EUR/an.

Campagne électorale 2014

« Un programme municipal, cela se déroule sur six ans. La population a voté sur un programme, dont la reconstruction de l’école Eva Salmon ainsi que des extensions de groupes scolaires, nécessaires face à la hausse des effectifs programmée. »

« À Vitry, on aime un peu la complexité. Que ce soit pour la piscine ou l’école, on maintient l’équipement actuel en service pendant que l’on construit l’autre, sur le même emplacement. C’est donc toujours plus compliqué et, donc, plus onéreux. »

Frais de personnel

« Le budget du personnel est aussi en baisse, alors qu’il augmente naturellement d’environ 2% par an du fait de la prise en compte de l’ancienneté. Il n’y a pas de renouvellement systématique des départs en retraite : on regarde au cas par cas. »

◼︎ Sonia Guenine indique qu’il n’y aura pas de créations de poste cette année. Il y en aura quand le centre aquatique sera livré. « Pour les crèches, on travaille sur d’autres modes de garde différents, et il est possible d’obtenir des subventions de la Caisse d’Allocations Familiales ».

Prochaines étapes

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain indique que « le 13 avril prochain aura lieu un conseil municipal, au cours duquel il faudra voter un budget à l’équilibre, avec plusieurs leviers :

  • emprunter ;
  • (ne pas) toucher aux services rendus à la population. »

« Il faut que l’on trouve d’autres leviers ! Plusieurs options :

  • augmenter les impôts
  • on a une grosse envie : demander à l’État qu’il arrête de nous retirer les dotations qu’il nous doit : ce n’est pas une mauvaise gestion de la ville. »

« L’État n’est pas complètement sourd : loi de finances prévoit une intention d’un milliard a été annoncée pour aider les collectivités territoriales. »

Je note que les élu(e)s majoritaires — que ce soit au conseil de quartier du Moulin Vert ou ailleurs — ne prennent pas la peine de préciser, à chaque fois qu’ils mentionnent le milliard annoncé par Manuel Valls, que ce déblocage sera assorti pour les communes de contraintes à respecter. tweet

« Dans cette bataille d’aller demander à l’État un vrai budget, il y aurait deux budgets : l’équilibré (obligatoire : ça, on le fera) et le budget idéal. Si l’on ne nous enlevait pas ces dotations, la commune est gérée de manière très saine : on n’a pas de mauvais investissements, on n’a pas d’emprunts toxiques. »

« On a regardé là où il pouvait y avoir des économies : c’est intéressant de toujours se requestionner. Cela nous oblige à regarder les mutualisations possibles. »

« Le maire a envie d’aller porter ce message comme plusieurs maires, toutes tendances confondues. Ce sont plus de 20 000 mairies qui disent ‘non ce n’est plus possible, ce n’est pas ça qui va faire la relance, vous êtes en train d’aggraver l’économie du pays’ « .

« C’est un peu déroutant car d’habitude, on vient avec des camemberts et des chiffres. Mais là, il n’y a pas assez d’éléments tangibles pour vous les présenter. Même le Plateau a fait cette demande : il y aura une réunion début avril avec tous les chiffres qui seront donnés. On ne va pas faire 11 réunions mais deux ou trois, pour présenter le budget avec les chiffres, les camemberts et les documents. »

Soutien aux associations

« Vendredi, nous sommes sortis d’une réunion avec les associations. On regarde bien sûr au cas par cas : le nombre d’adhésions et si elles dégagent plus de recettes, auquel cas elles auront un peu moins. L’enveloppe s’élève environ à 4 M EUR. »

« On n’a pas encore complètement finalisé le budget. Il nous manque énormément d’éléments pour affiner ce budget. »

« Lors de cette réunion des associations, elles ont souhaité faire une motion avec le maire et peut-être la population, pour aller porter cette revendication en préfecture. »

Il se trouve que cette rencontre avec la vie associative ne s’est pas exactement déroulée selon ce résumé : voir mon compte-rendu sur ce même blog. De nombreuses alternatives pragmatiques ont été évoquées par les associations présentes mais seul le projet de motion — capable de réveiller les instincts militants communistes de la première heure — a été publiquement retenu : quel dommage et, surtout, quel gâchis. tweet

Échanges avec l’auditoire

Maison du Moulin Vert

Une habitante demande à revoir les chiffres présentés dans le PowerPoint vidéo. Deux habitants font pointer que la « réhabilitation de la maison sociale du Moulin Vert » affichée sur les tracts distribués en boîte aux lettres ne fait pas partie du budget de la ville, mais concerne la société du Moulin Vert !

Une autre habitante fait observer son désaccord : elle a entendu lors d’une réunion précédente que la situation est figée, du fait d’un désaccord entre la société du Moulin Vert et la mairie, sur la somme d’argent à investir : « Qui a tort ? Qui a raison ? Je ne sais pas. » Désaccord dans la salle également sur le périmètre de responsabilités. Après la restauration, il y aurait un bail entre la mairie et la société civile qui reste à discuter. Mais la mairie ne va pas négocier un bail sur une ruine.

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain rappelle que l’équipe municipale a un programme.

Le responsable du site au sein de la société du Moulin Vert — qui remplace M. Roger, sous la responsabilité de Mme Marquis — est présent au comité de quartier. Il s’engage à ce que la société du Moulin Vert revienne vers la mairie.

Un autre habitant dit qu’à chaque réunion, il y a toujours quelqu’un qui ajoute une demande supplémentaire : « à un moment donné, si le cahier des charges est fixé, il faut s’y tenir. »

La manif’

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain indique que le jeudi 31 mars, une rencontre avec le préfet sous forme de manifestation en préfecture est prévue à 18h30, mais il n’est « pas sûr que tout le monde puisse entrer ».

Elle précise penser « qu’il y aura de la communication », que « la date est prévisionnelle » et que « Monsieur le Maire a sollicité une audience au préfet avec d’autres villes ».

Terrain du CNRS

Une habitante s’interroge : « et le terrain du CNRS, appartient-il au CNRS ? Va-t-il rester longtemps comme ça ? Il y en a, là, de la surface… »

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain : « oui, c’est une vraie question, la pollution des sols. Paris n’a pas souvent aimé sa banlieue, souvent considérée comme villes servantes. C’est à cause des exigences de dépollution, à la construction, que le terrain du CNRS reste dans cet état. C’est normalement celui qui pollue qui doit dépolluer. Là, on ne peut pas prouver que c’est le CNRS qui a pollué, et que ça ne l’était pas avant. »

Une autre habitante dit qu’un acteur économique avait voulu construire des bâtiments sur ces terrains du CNRS et que la maire avait refusé. ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain répond que « c’est peut-être à cause du Plan Local d’Urbanisme ».

Projet de motion des associations

Une personne présente dans la salle demande des précisions, concernant la motion annoncée lors de la rencontre avec la vie associative. ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain répond que « ce n’est pas la ville qui associera la population avec le projet de motion des associations, et que ce n’est pas la ville qui a impulsé ce projet de motion ».

Je fais observer que « vendredi soir, trois ou quatre personnes ont appuyé la motion, d’autres personnes — au moins aussi nombreuses — ont appuyé des alternatives, mais n’ont pas été écoutées avec autant d’attention que pour la motion, alors que les idées étaient intéressantes : financement participatif, mutualisation des besoins, réseaux sociaux… »

◼︎ Sonia Guenine me répond qu’ « une vidéo a été tournée et qu’il sera sans doute intéressant de consulter ces extraits vidéos ».

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain complète en indiquant que « si les autres conseils de quartier disent ‘nous aussi, on veut aller avec vous’, la majorité municipale sera là pour transmettre l’information ».

Résoudre l’équation budgétaire

◼︎ Alain Afflatet revient sur les chiffres et sur la manière de présenter les choses : « au dernier conseil municipal, seul un bout de papier a été présenté ». ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain oppose à cela le fait qu’il ne s’agit « que d’un débat, à ce stade ». ◼︎ Sonia Guenine renchérit en indiquant qu’il ne s’agit pour l’instant que d’ « une orientation budgétaire ».

Quel que soit l’état d’avancement de cette ébauche de budget, les justifications avancées par les élues communistes ne peuvent justifier le fait que seul un demi A4 ait été communiqué au conseil municipal, alors que le budget occupe à lui seul une centaine de pages. Cette rétention d’information vis-à-vis des conseillers municipaux, tout comme vis-à-vis des citoyens, démontre clairement une volonté d’impliquer le moins d’acteurs possible dans le processus d’orientation et de décision. Et cela, que ce soit au Moulin Vert ou dans tous les autres quartiers de la ville. tweet

◼︎ Alain Afflatet relève que « le PowerPoint présenté aujourd’hui ne contient guère plus d’informations que l’orientation budgétaire présentée en conseil municipal, et que l’État n’a pas pris les 24 millions demandés par la mairie : la France n’a plus d’argent en caisse, tout le monde doit se serrer la ceinture ».

Il propose les pistes de réflexion suivantes, pour retrouver ces 24 millions :

  1. « la Semise s’est fait épingler par la Cour des comptes en 2013 : trou de 23 millions, comblé par la ville année après année à raison de 1,7 M EUR annuels : et ce n’est pas fini car il y a un total de 9 M EUR à apporter » ;
  2. « 34 M EUR seront dépensés pour la collecte pneumatique, avec des frais de fonctionnement à prévoir plus importants que le ramassage traditionnel : entre le pneumatique et le traditionnel, il y a des solutions intermédiaires, par ailleurs la collecte pneumatique ne viendra jamais sur le Plateau pour raisons techniques et géographiques « ;
  3. « concernant le centre aquatique, faut il refaire une piscine ou un stade aquatique ? La piscine vitriote a 30 ans, alors qu’il y a des piscines à Paris qui sont centenaires et qui fonctionnent toujours ».

« Le budget de la ville, c’est comme un budget familial : on ne peut pas dépenser plus que ce qu’il y a dans la caisse : il faut faire des choix. Quand j’entends que l’on va rogner sur l’entretien des bâtiments, on s’expose à un problème sur le très long terme. »

Il propose également de se pencher sur :

  • « le budget fêtes (300 000 EUR : il y a des économies à faire) » ;
  • « le cinéma qui présente un déficit de fonctionnement de 600 000 EUR réglés par des subventions municipales, sur un budget global annuel d’1 M EUR, alors qu’il n’y a que 60 000 personnes qui vont au cinéma dans l’année » : une habitante note qu’avec un tel ratio, cet équipement coûte effectivement cher.

◼︎ Sonia Guenine précise que « sur le théâtre Jean Vilar, la ville réduit sa subvention de 25 000 EUR ».

Un habitant qui affiche son obédience communiste, en distribuant en séance le « journal communiste du Moulin Vert », conteste l’intervention d’◼︎ Alain Afflatet : « C’est un problème politique qui se pose. Aujourd’hui, la part des salaires dans le PIB est plus faible. Ces choix que vous contestez, ils ont été validés par la population lors de l’élection. »

Cet habitant omet sans doute le fait que c’est précisément le rôle d’une opposition politique, que de porter la voix de ceux qui ne sont pas d’accord avec la majorité. tweet

Sujets divers

Stationnement

◼︎ Alain Afflatet indique qu’ « il y a des bâtiments qui ont été construits avec un nombre de places de parking insuffisant et que la prochaine construction le long du tramway sur la N7 avec 200 studios et jeunes travailleurs, est construite avec zéro parking. De même, dans la rue verte, 120 studios sont en préparation avec seulement neuf parkings. »

L’intervenant de la société du Moulin Vert précise qu’ « il reste quelques parkings en location ». Un habitant oppose le fait que « c’est le gouvernement Jospin qui a sorti le parking du loyer et que depuis, c’est le bordel ».

◼︎ Alain Afflatet renchérit en précisant qu’ « il y a désormais moins d’un parking créé par appartement, dans les nouvelles constructions ».

Circulation

En lien avec le sujet des stationnements, une habitante alerte les élues référentes sur le fait que « samedi, il y a eu un décès dans un bâtiment : le Samu a été appelé pour un arrêt cardiaque et il n’a pas pu passer ».

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain demande si la police n’est pas venue verbaliser. La réponse à cette question n’est semble-t-il pas connue.

Cette habitante cite un autre exemple : « deux voitures gênaient, j’ai a été réveillée par 10 minutes de klaxon : on vous le dit sans arrêt, jusqu’au jour où il y aura quelque chose de grave qui se passera… je vous l’ai dit, je porterai plainte. Un jour, ça va tous nous prendre : on va tous venir déverser nos poubelles devant la mairie, tant pis si on se prend une amende. »

« Avec toutes les nouvelles habitations, c’est encore pire. Il y a aussi un manque de signalisation : rue de France et Moulin Vert, des gens sont garés sur la route alors que c’est une route à double sens. »

L’intervenant de la société du Moulin Vert confirme : « je ne suis là que depuis deux semaines et j’ai déjà beaucoup de locataires qui m’en ont parlé : des problèmes avec les éboueurs, là j’apprends avec le Samu… »

Une habitante mentionne à présent le fait que « rue Pauline Lacroix, pour tourner vers la rue de France, il n’y a aucune visibilité : or, entre stop et passage clouté, les voitures se garent ».

En marge avec le sujet circulation, une habitante du Moulin Vert se plaint également d’une sortie des poubelles la veille du jour de relève dans la « cité Bouygues ». Cette dame s’étonne d’ailleurs que la ville ait « obtenu cinq arobases avec le label Ville Internet, mais on me demande d’envoyer des courriers plutôt que des mails ! » Fabrice Touzard — chef du service vie de quartier — précise que « quand on parle de courriers, ce ne sont pas forcément des courriers papiers : les mails sont aussi traités ».

Distributeur de billets

Cette même habitante rappelle que « les habitants du quartier ont demandé depuis longtemps un distributeur de billets ».

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain indique qu’ « il y a le distributeur de la Poste, mais qu’il ne se trouve effectivement pas à l’extérieur ». Elle propose sur la place du marché, pour que cet emplacement ne soit pas isolé, et reconnaît que « cette demande est effectivement récurrente : on ne peut pas imposer cela, mais on peut questionner les banques ».

Police municipale ou nationale ?

Un habitant interpelle les élues référentes du conseil de quartier : « question sécurité, pour les enfants, il y a un vrai problème : nous avons toujours été abandonnés, ça fait 50 ans que je suis dans le quartier. Les gamins vont seuls à l’école, les voitures passent comme des fous, le dos d’âne ne sert à rien, on est obligé de traverser en force. Il y a un policier [NDA : ou ASVP ?] qui fait traverser, mais il faudrait qu’il soit placé plus loin, sur le carrefour. Je vous invite à venir à 7h du matin pour voir par vous-même. Les gens qui partent en retard au travail ils s’en foutent, ils foncent ». Une habitante renchérit : « même les bus ne s’arrêtent pas : on a failli se faire shooter par un camion ! »

L’habitant poursuit : « à l’école Jean Jaurès il y a deux entrées et quatre policiers, il suffit d’en prendre deux et on les met là : ont-ils besoin d’être quatre ? Ont-ils besoin de faire la circulation là bas ? Mais là aussi, on en a besoin ! »

Madame s’exclame : « on se fait insulter parce qu’on fait traverser les gamins, parce que je n’ai pas à laisser passer [les enfants] ! Quand vous parlez de bien vivre ensemble, c’est de l’utopie, il ne faut pas parler comme ça. »

Sarah Benamar demande alors « pourquoi ne pas organiser une opération coup de poing de verbalisation ». Ce à quoi ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain répond que l’« on n’est pas contre que la police nationale vienne verbaliser. »

À nouveau, la responsabilité est rejetée sur l’État avec en musique de fond le refrain « c’est pas ma faute ». Pourtant, la police municipale et les ASVP sont tout à fait habilités à dresser des procès verbaux liés au stationnement. tweet

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain précise que la commissaire est partie et qu’il va y avoir un nouveau commissaire. Madame demande s’il va venir se présenter.◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain répond qu’ « elle n’est pas venue à cause de l’état d’urgence car à chaque fois qu’on lui demandait, elle venait dans les quartiers ».

◼︎ Sonia Guenine précise que « c’est l’adjoint qui assure l’intérim pour l’instant ».

Madame poursuit : « On est le quartier pauvre de Vitry, les gens n’appellent pas le commissariat car ils ont peur des représailles. Quand il y avait le trafic de drogue qui faisait un bruit infernal, jamais personne de l’immeuble n’a téléphoné par peur des représailles. La commissaire avait dit : si vous n’appelez pas, pour nous, vous êtes un quartier tranquille. »

Conclusion

La prochaine réunion est fixée « certainement au 4 avril » (même date que pour le Plateau).

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain précise que « ce n’est pas parce que l’on n’est pas habitant du quartier que l’on ne peut pas assister à une réunion d’un autre quartier : il y en a même qui le font », indique-t-elle à mon endroit.

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain envisage « un moment festif », dans le parc/espace/petit square. L’habitante intervenue en dernier appelle cela : « le parc aux chiens » : « On l’avait dit, nous, de ne pas faire ce truc là : on ne va pas s’assoir sur les bancs et les chaises longues, entourés de crottes de chien. Il y en a partout : c’est pas sain, pas propre, pas hygiénique. Ça ne sert à rien du tout, ce parc : il a coûté de l’argent pour rien. On avait demandé un grillage : les enfants viennent jouer — environ 400 enfants sont arrivés récemment. Les enfants jouent au ballon rue de France car il y a un trottoir très large. On vous avait dit, nous, les gens du quartier que nous n’étions pas d’accord avec le projet avec lequel la mairie est venue. Demandez aux gens qui habitent dans l’ilot ! »

« Concertation » et « démocratie locale », quand tu nous tiens… tweet

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain : n’est « pas tout à fait d’accord de dire que les enfants n’ont rien pour jouer : c’est vrai que vous êtes excentrés, au Moulin Vert, mais il y a le parc des Lilas. » Ce à quoi l’habitante répond qu’ « à chaque fois, vous nous dites ça ! Vous n’allez pas les envoyer tous seuls au parc des Lilas, c’est trop loin. »

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain complète en indiquant qu’ « il y a deux espaces sportifs ». L’habitante répond que « ce sont les grands qui y vont ».

◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain déplore alors l’impression que « le peu d’efforts » qu’elle a fait au niveau du quartier du Moulin Vert ne soit pas pris en compte.

Prochain conseil

Un rendez-vous est fixé au lundi 9 mai 19h.

Ordre du jour :

  • organisation d’une fête de quartier ;
  • ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain : « on espère avoir des nouvelles de la société du Moulin Vert » ;
  • ◼︎ Cécile Veyrunes-Legrain : « on viendra avec les services et on fera un tour du quartier ».

Attribution des images: AntonyB / Wikimedia / GNU FDL.

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