Le communisme dans le monde : 105ᵉ anniversaire du dictateur Kim Il-sung

En ce samedi 15 avril 2017, les Nord Coréens ont fêté — de gré ou de force — le 105ᵉ anniversaire de la naissance de leur premier dictateur, Kim Il-sung. Celui qui est surnommé « Président éternel » ou encore le « professeur de l’humanité toute entière », a en effet fondé la Corée du Nord. Bien qu’il soit décédé depuis 1994, à l’âge de 82 ans, son peuple est encore emprisonné sous le totalitarisme communiste de ses successeurs.

Kim Il-sung, militant communiste, dictateur

Militant indépendantiste et communiste, Kim Il-sung intègre ou organise dès 1932 un groupe de résistants face à l’occupant japonais et rejoint les forces communistes chinoises. Plusieurs faits d’armes lui permettent d’être promu, jusqu’au grade de capitaine ou de major, au sein d’une unité internationale de l’Armée Rouge.
Installé en 1945 par les Soviétiques à la tête du Comité provisoire du Peuple, il utilisera cette position afin d’établir une armée professionnelle et fusionner les partis communistes de la péninsule, pour en prendre la tête.
Le 28 septembre 1948, Kim Il-sung devient Premier ministre de la République populaire et démocratique de Corée, un poste créé à cette occasion.
Le 12 octobre 1948, le parti communiste fusionne avec le New People’s Party pour former le Parti des travailleurs de Corée du Nord, dont Kim Il-sung devient le vice-président.
Le 30 juin 1949, il devient Secrétaire général du Parti du travail de Corée, résultant de la fusion des partis des travailleurs de Corée du Nord et du Sud, un poste également créé à l’occasion de cette fusion.
Monument à la gloire de Kim Il-sung et de Kim Jong-il
« En 1949, la Corée du Nord devient une dictature communiste à part entière. Tous les partis et organisations de masse sont réunis dans une sorte de « front populaire » le Front démocratique pour la réunification de la patrie, mais qui est en réalité entièrement dominé par les communistes. À partir de cet instant Kim commence à développer un culte de la personnalité et se fait appeler le Grand Leader. »
Source : Wikipedia

25 millions de prisonniers

Aujourd’hui, bien loin des belles images de ce que l’on pourrait appeler les beaux quartiers de Pyongyang, ce sont près de 25 millions de Nord Coréens (estimation CIA 2015) qui vivent majoritairement dans la terreur. Le moindre écart aux exigences du régime font que les Nord Coréens passent leur vie entière sous une épée de Damocles, à risquer un assassinat plus ou moins inhumain, selon leur rang : peloton d’exécution, empoisonnementcanon anti-aérien, meute de chiens affamés, missile anti-aérien, etc.
La plupart d’entre eux subissent cette vie de terreur dans des conditions bien en deçà de ce que l’on considère être le seuil de pauvreté, en dépit de ce que suggèrent les images de propagande de Pyongyang. Derrière les gratte-ciel — dont certains sont quasi intégralement vides, comme c’est aussi le cas pour les routes — se trouve en fait un pays dont la plupart des villages n’ont pas l’électricité et ressemblent à des bidonvilles.

L’esclavage existe encore

Les Nord Coréens sont également soumis à l’esclavage et au travail forcé. La Russie, par exemple, héberge des camps de travail. L’Union Européenne quant à elle accueille des travailleurs forcés Nord Coréens, dans des conditions qui sont en totale contradiction avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Plusieurs pays tirent ainsi un grand profit d’une main d’oeuvre plus que malléable : 13 heures de travail physique journalier, au moins six jours sur sept, pour une rémunération qui varierait entre zéro et 150 euros par mois. Ces esclaves ont d’excellentes raisons de se plier à ces conditions de travail harassantes, leurs familles (ascendants et descendants) risquant la mort ou le travail forcé, en cas de désobéissance de leur part.
Quant au reste de la rémunération de ces forçats sans crime, il retourne au régime dictatorial de la Corée du Nord. Cet afflux de devises lui permet, entre autres, d’être ce qui serait la 25e puissance de feu au monde — les données concernant la Corée du Nord étant difficilement vérifiables — et finance son arsenal nucléaire.
La propagande officielle continue pourtant à montrer des images de beaux quartiers, d’habitants souriants et heureux qui exécutent des prestations artistiques millimétrées et d’une remarquable qualité. Pendant ce temps, cette dictature fait peser sur son peuple un climat de terreur face à l’ennemi d’Occident et fait frissonner la planète toute entière, avec la menace d’un conflit nucléaire mondial.

Réfléchissons !

En attendant que le peuple Nord Coréen soit enfin délivré de ce régime totalitaire, et que la réunification soit possible avec la Corée du Sud, ce sinistre anniversaire doit nous rappeler les dangers du communisme.
Cela doit également nous aider à nous souvenir qu’il nous faut sans cesse nous interroger sur la véracité d’un discours médiatique, notamment lorsqu’il sert les intérêts d’un pouvoir politique établi.
Cette acuité intellectuelle doit s’exercer au niveau des relations internationales, de notre pays mais aussi de nos collectivités territoriales, dont le premier échelon est celui de la commune.

Attribution des images: yeowatzup / CC BY 2.0, Bjørn Christian Tørrissen / CC BY-SA 3.0.

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