Assemblée Générale du quartier Gare – Jean Jaurès — 15 décembre 2016

Cette Assemblée Générale de quartier fait partie de la série organisée dans chacun des 11 quartiers fin 2016/début 2017. Tout au long de la soirée est diffusée une présentation vantant l’action de la ville sur les sujets que les habitants sont susceptibles d’évoquer.

Quelques phrases retenues :

« Notre ville évolue, se modernise et s’embellit, au service des Vitriots. » tweet

« Une action quotidienne au service de tous les Vitriots.
3,8 M€ – 73 agents contribuent à assurer la tranquillité. » tweet

« Avec les Vitriots, vos élus se mobilisent pour exiger les moyens nécessaires au respect de leurs engagements. » tweet

Elle est animée par ◼︎ Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine, et par ◼︎ Sarah Taillebois, 6e adjointe au maire et élue référente du quartier. Une trentaine d’habitants de quartier sont présents, ainsi que ◼︎ Bernadette Hérault, conseillère municipale du groupe Ensemble pour un avenir meilleur. Elle débute à 20h15, en raison de l’arrivée tardive de Jean-Claude Kennedy.

La couleur du pictogramme ◼︎ rappelle le groupe municipal auquel appartient l’élu(e). D’autres informations sur les élu(e)s sont consultables dans l’observatoire citoyen, sur ce même blog.

Sujets abordés (la présentation par thème est privilégiée par rapport à l’ordre chronologique)

  • Introduction par Jean-Claude Kennedy
  • Interventions d’habitants quant aux problèmes de sécurité et d’incivilités
  • Aménagement du carrefour entre la rue Gabriel-Péri et l’avenue Jean-Jaurès
  • Accueil et insertion
  • Présence de l’association Vitry Fada depuis le 6 mai 2016, place du 19-Mars-1962
  • Aménagements des quartiers ne bénéficiant pas de projet d’envergure
  • Interventions diverses

Introduction par Jean-Claude Kennedy

Malgré les baisses de dotations, les communes représentent 75 % de l’investissement civil, elles doivent donc être écoutées. Par rapport à la campagne Rendez-vous nos 24 millions initiée lors du débat sur le budget 2016, « notre appel a été partiellement entendu ». Le maire explique que le président de la République a annoncé devant les maires de France s’engager à réduire les charges qui pèsent sur la commune et à étaler les paiements. Il estime que c’est bien mais pas suffisant.

Vitry-sur-Seine évolue avec la conjonction de plusieurs facteurs qui dépendent de la commune et de grands opérateurs qui engagent des projets :

  • la Société du Grand Paris (SGP) qui met en place le Grand Paris Express et notamment la ligne 15 du métro qui desservira la ville avec deux gares à construire (Vitry-Centre et Les Ardoines) ;
  • l’Établissement public d’aménagement Orly Rungis – Seine Amont (EPA Orsa) qui porte la construction des deux zones d’aménagement concerté (ZAC) Gare-Ardoines et Seine-Gare ; la ZAC Rouget-de-Lisle est, elle, une ZAC communale.

Vitry-sur-Seine a posé sa candidature pour un deuxième projet auprès de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) dans les quartiers Centre-ville / Mario-Capra / Robespierre qui touchera 20 000 à 25 000 habitants. Le premier projet (Balzac) est considéré comme une opération « réussie » au niveau national et international.

◼︎ Jean-Claude Kennedy se veut rassurant, déclarant que « ces grands projets n’occultent pas tout ce qu’il faut faire au quotidien ». Toutefois, il indique dès à présent que des choix devront se faire lors de l’élaboration du budget 2017, mettant en avant les décisions nationales quant à la baisse des rentrées ou au transfert de charges, laissant planer le risque de la suppression de services rendus aux habitants.

 

Conclusions personnelles

La ville suit la dynamique lancée par les grands opérateurs mais n’initie que peu de choses :

  • les effets positifs induits par les grands projets sont loués comme s’ils étaient du fait de la ville ;
  • pour les décisions (ou les absences de décision) de la ville qui ont des impacts négatifs sur les habitants, les élus se défaussent de leur responsabilité et prétextent des dysfonctionnements dans les choix de l’État ou dans le comportement des habitants.

Interventions d’habitants : insécurité et incivilités

« On commence à se sentir mal ! »
— Une habitante tweet

Une habitante évoque l’agression de quatre personnes de son entourage en une semaine par des jeunes : « On commence à se sentir mal ! ». Elle estime qu’il est du ressort du maire de demander à la police municipale d’être plus présente afin de limiter ces risques.

Une autre réclame des « mesures efficaces pour que nos rues ne soient plus des poubelles » et suggère la mise en place de caméras et la distribution d’amendes. Elle déclare nettoyer devant chez elle mais se refuse d’avoir des crachats sur sa vitrine.

Une troisième se plaint de nuisances sonores alors que le parc Gabriel-Péri n’est plus fermé la nuit depuis plusieurs années et se retrouve être le lieu de rencontre de jeunes adultes alors qu’il est censé être un parc pour enfants.

Un habitant demande un suivi du problème de trafics en tout genre remonté lors du Conseil de quartier Gare/Jean-Jaurès du 15 septembre 2016.

Une habitante se plaint des déchets et notamment que les cageots en polystyrène de la nouvelle poissonnerie restent tout au long de la semaine sur le trottoir.
 

Réactions

◼︎ Sarah Taillebois annonce qu’un comité de pilotage sur les problèmes de trafic est monté avec les différentes parties prenantes et ce sujet fera l’objet du prochain Conseil de quartier qui se tiendra une fois les Assemblées générales de quartier passées. Elle déclare par ailleurs que la propreté est le problème de tout un chacun. Un habitant, depuis 25 ans à Vitry, « n’arrive pas à comprendre pourquoi il y a un tel défoulement sur monsieur le Maire » et engage les plaignants à demander à chaque personne jetant des déchets de les ramasser.

◼︎ Sarah Taillebois aborde la vidéosurveillance ou vidéo-protection (les termes ne semblent pas très clairs) tout en critiquant cet outil ; les réactions sont partagées entre personnes favorables et hostiles dans la salle. Jean-Louis Rouvet, secrétaire de l’association citoyenne TEAM, rappelle qu’une conférence sur la vidéo-protection s’est tenue à Vitry et à laquelle le Maire était convié. Celle-ci a démontré l’utilité d’un tel dispositif et a rappelé que la Région le finance à hauteur de 60 %. ◼︎ Sarah Taillebois remercie l’association pour son invitation mais insiste sur le fait que l’association est proche de la droite et du centre. Elle ajoute qu’il ne s’agit pas d’une question d’argent mais bien d’un choix de la majorité municipale qui défend ses principes.

◼︎ Jean-Claude Kennedy déclare que « la tranquillité publique est un droit pour tous les citoyens, qu’ils habitent Meudon ou Vitry. Il nous faut des moyens, vous allez nous aider à les chercher ! » En réponse à des réactions subjectives, il annonce que les statistiques objectives montrent qu’il y a « un peu moins d’insécurité à Vitry qu’ailleurs. » Toutefois, il fait le constat qu’ « une ville comme Vitry mérite mieux, on a besoin de plus de moyens de la police nationale. » La police municipale a des missions, il faut qu’elle les remplisse et visiblement, elle le fait bien car elle est réputée pour mettre trop d’amendes. La ville s’est dotée d’un Conseil local de sécurité et de prévoyance de la délinquance.

◼︎ Bernadette Hérault dénonce les logements sociaux en surnombre (40 à 50 % sur la ville) qui concentrent une population faisant état de revenus modestes. Elle insiste sur le fait que cette situation nuit à la mixité sociale, induit des problématiques de personnes peu qualifiées qui éprouvent des difficultés à trouver un emploi et génère des comportements d’incivilité voire de délinquance.

◼︎ Jean-Claude Kennedy estime que les comportements individuels font partie de l’éducation et que cela passe aussi par le travail. Il profite alors de vanter l’action de la ville pour le développement économique en informant sur la signature d’une charte avec la SGP pour l’atelier de maintenance à Vitry et d’une autre avec les syndicats du bâtiments pour la mise en place de formation au lycée Chérioux dans un an. Enfin, il rappelle que certaines incivilités sont inacceptables : c’est ainsi que les dépôts sauvages coûtent 500 k€ à la ville chaque année et qu’il y a des agents quasi dédiés au retrait des tags sur le domaine public.

 

Conclusions personnelles

Les préoccupations des habitants ne semblent pas particulièrement émouvoir les élus. Le discours assené : la police municipale – dont le maire a la responsabilité – fait correctement son travail alors qu’est pointée du doigt la police nationale, de responsabilité du ministère de l’Intérieur. Ce n’est pourtant pas en opposant en permanence les deux types de police que la situation va s’améliorer pour les habitants.

Aménagement du carrefour entre la rue Gabriel-Péri et l’avenue Jean-Jaurès

Un habitant demande un point de situation sur les aménagements promis au niveau du carrefour Gabriel-Péri/Jean-Jaurès après le dramatique accident de mai 2016, survenu après une longue liste d’accidents depuis plusieurs années. Il estime que la ville ne fait pas assez dans la recherche de solutions, qu’une zone limitée à 30 km/h pourrait être mise en place ainsi que l’installation de ralentisseurs pour les voitures qui n’entraveraient pas la fluidité du trafic pour les bus. Il déplore de l’inaction relative depuis plusieurs années et se risque au pronostic de la survenance d’autres accidents.

Un autre habitant intervient à ce sujet en montrant une plaquette d’aménagements décidés en avril 2012 et qui n’ont pourtant jamais vu le jour.

Une habitante intervient par ailleurs pour indiquer avoir demandé au Syndicat des transports en Île-de-France (STIF) à ce que l’arrêt du 172 soit déplacé de quelques mètres alors qu’il existe un renfoncement qui permettrait l’arrêt sans bloquer la circulation. Le STIF aurait répondu que ce type de demande relevait de la ville.
 

Réactions

◼︎ Sarah Taillebois qualifie le problème de ce carrefour de « serpent de mer ». Elle rappelle que la vitesse n’était pas en cause lors du dernier accident.

◼︎ Jean-Claude Kennedy rappelle que ces deux voies sont de la responsabilité du département mais que la ville suit de près le sujet et qu’elle assumera sa part si des travaux lui incombent. Il précise que ce carrefour n’a pas été configuré pour absorber un tel trafic et que les aménagements de la ZAC Ardoines permettront de le désencombrer par la création de nouveaux axes routiers.

 

Conclusions personnelles

Une nouvelle fois, la ville adopte un discours qui laisse penser qu’elle fait son maximum mais ne parvient pourtant pas à satisfaire les attentes des habitants qui ne demandent qu’un cadre de vie sécurisé.

Bien que ce triste événement ait fait les gros titres de la presse locale et nationale, l’émoi dont il est de circonstance de faire preuve et les discours non suivis d’actes ne font que renforcer la colère des habitants du quartier qui n’ont cesse d’être les témoins de nombreux accidents moins médiatisés.

Accueil et insertion

Un habitant se demande quels postes de dépense ont été réduits pour faire face à la baisse de 24 millions des dotations. Il rappelle l’installation de personnes nomades au niveau de l’avenue de la République et, si la première vague s’était bien passée avec l’accueil dans des mobil homes sur la commune d’Ivry-sur-Seine, il indique que la deuxième vague d’installation s’est mal passée et que des membres de la population rom ouvrent les poubelles et dégradent considérablement le cadre de vie.

Un autre habitant, jeune et récemment installé à Vitry, insiste sur le fait qu’il est essentiel que la ville fasse un pas vers les jeunes pour les intégrer à la société et exprime le besoin de lieux de vie, sans quoi ils continueront à s’approprier des lieux sans autorisation.

« Vous serez invités à participer à la construction du budget 2017 comme on le fait d’habitude »
— Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine tweet

 

Réactions

◼︎ Jean-Claude Kennedy rappelle que les communes n’ont pas le droit de présenter un budget qui n’est pas à l’équilibre, sous peine de mise sous tutelle du préfet pour le mettre à l’équilibre. Ainsi, les dépenses ont dû être diminuées tout en touchant le moins possible à ce qui se rapproche de ce qui a été défini comme essentiel, pour les priorités municipales. « Vous serez invités à participer à la construction du budget 2017 comme on le fait d’habitude » (sic), déclare-t-il, pour obtenir l’approbation des habitants.

◼︎ Jean-Claude Kennedy se place en défenseur des valeurs d’humanisme et indique que la ville a interpelé le Préfet du Val-de-Marne qui a fait de même auprès du Préfet de Région pour obtenir un plan régional quant à l’accueil de personnes nomades. Il indique par ailleurs que la ville fait beaucoup au niveau associatif, avec 386 associations recensées par la Maison de la Vie Associative ainsi que l’existence du Service Municipal de la Jeunesse et des centres sociaux notamment.

◼︎ Sarah Taillebois, déléguée à la santé et à l’hygiène publique, déclare chercher à « éviter les installations indignes et insalubres » et rappelle que les villes de gauche sont les seules à faciliter l’installation de ces populations.

 

Conclusions personnelles

La ville a clairement fait le choix d’aider des populations au détriment d’autres et d’instaurer une rupture entre habitants.

Présence de l’association Vitry Fada depuis le 6 mai 2016, place du 19-Mars-1962

Un habitant demande des explications sur la présence de l’association Vitry Fada alors que ses sollicitations sont toutes restées sans réponse (à l’exception d’un courrier de Sarah Taillebois) et que ce sujet a déjà été évoqué lors des deux derniers conseils de quartier. Il rappelle la vente d’alcool sans licence 4, les nuisances sonores parfois jusqu’à 2h ou 3h du matin et les déchets sur la voie publique. Il dénonce le comportement du dirigeant de l’association qui nargue le voisinage, mais est soulagé d’avoir vu un compte à rebours sur les réseaux sociaux indiquant la fermeture dans 80 jours, car le bâtiment actuel va être détruit pour laisser place à un immeuble.
 

Réactions

◼︎ Jean-Claude Kennedy rétorque sans ambigüité qu’il ne reste que 80 jours avant que la situation ne se règle d’elle-même.

 

Conclusions personnelles

Alors que le maire aime répéter que toute question doit avoir une réponse, l’exaspération de cet habitant et du voisinage n’a jamais ému les élus et n’a même pas provoqué la moindre réaction. Peut-être pire, la seule réponse officielle aux questions posées en conseil de quartier indiquait qu’il fallait être membre de l’association pour profiter des boissons alcoolisées — permettant ainsi de contourner la problématique de la licence 4 — ce qui s’est révélé faux puisque tout le monde peut consommer.

Aménagements des quartiers ne bénéficiant pas de projet d’envergure

« Il y aurait des choses à faire pour améliorer le cadre de vie des habitants. »
— Une habitante tweet

Une habitante au niveau du carrefour de l’avenue de la République et de la rue Gabriel-Péri (à la limite d’Ivry-sur-Seine) présente son intervention comme se voulant constructive. « Il y aurait des choses à faire pour améliorer le cadre de vie des habitants » déclare-t-elle avant d’évoquer quatre sujets :

  • les containers pour les ordures ménagères et pour la collecte sélective : alors que beaucoup d’immeubles anciens ne disposent pas de lieu de stockage, des solutions pourraient être envisagées telle que la réquisition d’une partie du domaine public pour construire ces lieux de stockage, des bornes d’apport volontaire ou la collecte enterrée ;
  • la pollution est très forte au niveau du carrefour qui est très embouteillé et dont le mobilier urbain est régulièrement cassé par les accidents qui s’y produisent ;
  • la vitesse sur la voie de droite sur la rue Gabriel-Péri en remontant vers l’avenue Paul-Vaillant-Couturier est souvent très excessive et il n’y a aucune promotion pour une « circulation apaisée » ;
  • les quartiers en bout de ville sont abandonnés et aucun aménagement concret n’y est prévu pour améliorer le quotidien des habitants.

Un autre habitant s’inquiète de l’impact des projets en cours et à venir sur le stationnement, problématique sensible sur l’ensemble de la ville.
 

Réactions

Au niveau des aménagements, ◼︎ Jean-Claude Kennedy annonce qu’une première version du budget 2017 sera présentée dès fin février pour ne pas que le débat soit brouillé par des considérations nationales ; les habitants seront sollicités pour voir comment l’équilibrer. Il déclare qu’il n’y a pas de nouvelle école prévue (hormis une dans la ZAC Vitry-Seine-Gare) et rappelle le coût associé, entre 15 et 20 M€, somme que la ville n’a de toute manière pas ; il devrait toutefois y avoir des extensions comme une ouverture de classe à Blaise-Pascal et à Marcel-Cachin.

Sur la question du stationnement, il indique que les grands équipements ont leur stationnement prévu, notamment au niveau des gares. En dehors, il faut trouver comment s’approprier les nombreuses places inoccupées dans les parkings souterrains, des négociations devront s’ouvrir avec les bailleurs et les propriétaires à cet effet. Alors que les places actuelles mises à disposition dans les parkings souterrains de la ville le sont contre une somme très faible, le montant devrait augmenter pour inciter les propriétaires à faire de même ; la principale conséquence serait la fin de la gratuité du stationnement en surface.

Il demande « que les pouvoirs publics s’engagent plus, à plus haut niveau, pour assurer la tranquillité et la sécurité des habitants de Vitry » et rappelle que le commissariat est vétuste et inadapté. Il indique que la ville dispose de locaux pour le transférer et souhaite la création d’un poste de police ou d’un commissariat au niveau de la gare des Ardoines.

« La rue appartient aussi aux piétons, pas qu’aux automobilistes. Il faut travailler pour tous les usages et pour tous les usagers. » Il précise que les pistes cyclables sont désormais intégrées dans les projets urbains et qu’il est important d’augmenter les circulations douces dans la ville. Au sujet de Vélib’, il rappelle que la ville avait demandé il y a plusieurs années l’implantation mais JC Decaux avait alors refusé. Il semblerait que les choses soient en train de changer.

Enfin, il annonce son intention d’aménager les berges de Seine pour permettre la tenue d’activités ludiques et la réappropriation par les habitants. Il rappelle par ailleurs que la création du centre aquatique est lancée et que le réaménagement du marché du 8-Mai-1945 est prévu pour relancer le quartier.

 

Conclusions personnelles

Si on peut se satisfaire de ces quelques intentions louables, les effets pour les Vitriots ne se feront pas ressentir avant de nombreuses années.

Interventions diverses

  1. Deux habitantes se plaignent de la suppression d’une boîte aux lettres de La Poste rue Gabriel-Péri. Elles étendent ensuite leur intervention à la réduction des petits commerces.
  1. Une autre habitante remonte un problème de mauvais stationnement à l’angle des rues Gabriel-Péri et de l’Argonne, provoquant plusieurs accidents. En l’absence de réponse de la mairie, elle a saisi le Préfet qui lui a répondu qu’il s’agissait d’un problème de la ville.
  1. Un habitant explique que des détritus bouchent les canalisations, notamment des serviettes hygiéniques. Cela conduit à un engorgement des égouts et à l’inondation des riverains, en cas de fortes pluies ou de montée de la Seine. Il fait remarquer la disponibilité d’un seul véhicule à Vitry-sur-Seine pour désengorger, avec des horaires d’intervention limités. Il déplore l’absence d’actions préventives à ce sujet.
  1. Un autre habitant, arrivé en janvier 2016, déclare bien aimer Vitry-sur-Seine. Il remercie le maire d’avoir pris en compte les besoins d’une activité autour du rugby. Il félicite la bonne communication autour des actions de la ville, au travers des publications papier et en ligne. Il note enfin l’existence des nombreuses animations permettant de passer le week-end à Vitry-sur-Seine et ainsi ne pas être obligé d’aller sur Paris.

 

Réactions

  1. ◼︎ Jean-Claude Kennedy reconnaît la nécessité de « travailler pour dynamiser le commerce entre l’église et la gare ». ◼︎ Sarah Taillebois précise qu’un vœu a été voté à l’unanimité, pour le lancement d’études sur le petit commerce au cours du premier semestre 2017.
  1. ◼︎ Jean-Claude Kennedy est surpris par le comportement du Préfet et demande une copie du courrier. Il souhaite que « la police mette des amendes » pour ne pas que ces comportements accidentogènes se répètent.
  1. Un responsable de la Mairie présent dans la salle indique que des actions de prévention sont bien entreprises. Il mentionne l’existence d’un service d’astreinte existe en dehors des heures d’intervention des agents municipaux. Il interpelle également sur la nécessité de ne pas jeter de lingettes dans les toilettes, grandes responsables des canalisations bouchées.

 


L’Assemblée Générale de quartier se termine aux alentours de 22h50. Elle aura permis aux habitants de rencontrer directement le maire et d’être confrontés à des discours qui ne les satisfont que rarement. Ces mêmes discours sont tenus lors des différentes interventions publiques et, notamment, lors des conseils municipaux auxquels trop peu d’habitants participent alors qu’ils sont ouverts à tous. Ils sont l’occasion de bien se rendre compte de l’écart qui existe entre la posture officielle et les actes dans la gestion de la ville.

Attribution des images: Widy Widmaer / DR.

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